La malbaise : pourquoi nous faisons moins l’amour

La malbaise : pourquoi nous faisons moins l’amour

La malbaise : comprendre la baisse du dĂ©sir et rĂ©inventer sa sexualitĂ© : Pourquoi faisons-nous moins l’amour ? Que rĂ©vĂšle une sexualitĂ© normĂ©e, frustrante, Ă  repenser pour retrouver du dĂ©sir et du plaisir ?

De plus en plus de personnes vivent une sexualitĂ© frustrante ou inexistante, sans oser en parler. Ce phĂ©nomĂšne, dĂ©signĂ© sous le terme de malbaise, rĂ©sulte d’un script sexuel normĂ©, d’injonctions culturelles pesantes et d’un manque de communication dans le couple. Entre charge sexuelle, rĂ©cession du dĂ©sir et stĂ©rĂ©otypes tenaces, une redĂ©finition libre et joyeuse de la sexualitĂ© devient nĂ©cessaire.

Et si le sexe ne faisait plus autant rĂȘver qu’avant ?

On en parle entre amis, parfois avec des spĂ©cialistes
 mais rarement en profondeur, Ă  deux, dans l’intimitĂ©. Le sexe, censĂ© ĂȘtre source de plaisir, devient pour beaucoup un objet de tension, voire d’angoisse. Pourquoi ne faisons-nous plus l’amour comme avant ? Pourquoi ces moments censĂ©s nous rapprocher sont-ils si souvent marquĂ©s par la pression, la gĂȘne, l’insatisfaction ? Une sexologue a donnĂ© un nom Ă  ce mal silencieux : la malbaise.

Quand le plaisir se dévoie : comprendre la malbaise

On pourrait croire que nous vivons dans une sociĂ©tĂ© libĂ©rĂ©e, mais la malbaise pourrait ĂȘtre comparĂ©e Ă  la malbouffe : un plaisir originellement sain et joyeux, mais altĂ©rĂ© par une accumulation de normes et de reprĂ©sentations toxiques.

Le sexe, aujourd’hui, suit trop souvent un script Ă©rotique mĂ©canique : prĂ©liminaires, pĂ©nĂ©tration, Ă©jaculation. C’est l’« entrĂ©e – plat – dessert » de l’acte sexuel, un enchaĂźnement standardisĂ© inspirĂ© par la pornographie et les rĂ©cits culturels dominants. Ce scĂ©nario ne convient pas Ă  tout le monde, mais il est rarement remis en question. RĂ©sultat : on se conforme, on fait semblant, on « coche les cases »  sans se demander si on prend vraiment du plaisir.

L’impact de la culture sur notre imaginaire sexuel

Films, sĂ©ries, publicitĂ©, porno : la pop culture a imposĂ© un regard masculin sur la sexualitĂ©. Le sexe y est souvent prĂ©sentĂ© comme un rapport de domination, de conquĂȘte ou de performance. L’homme agit, la femme subit ou se conforme. MĂȘme dans des Ɠuvres supposĂ©ment progressistes, la sexualitĂ© fĂ©minine reste parfois cantonnĂ©e Ă  une forme de dĂ©sir dĂ©coratif ou conditionnĂ©.

À force d’absorber ces rĂ©cits, beaucoup intĂšgrent malgrĂ© eux l’idĂ©e qu’il faut « faire l’amour » pour rĂ©ussir sa vie intime, ĂȘtre dĂ©sirable, cocher les normes sociales. La fameuse phrase « les femmes en ont envie, les hommes en ont besoin » rĂ©sume ce stĂ©rĂ©otype. Elle est fausse – et pourtant elle structure encore trop de comportements.

Une récession sexuelle silencieuse

Moins de rapports sexuels, moins de satisfaction, plus de solitude : depuis les annĂ©es 2010, la baisse de l’activitĂ© sexuelle est une rĂ©alitĂ© observable. Cette sex recession touche toutes les gĂ©nĂ©rations, mĂȘme si les jeunes adultes semblent particuliĂšrement concernĂ©s.

Un Français sur trois se dit insatisfait de sa vie sexuelle. Un quart n’a pas eu de rapport au cours des 12 derniers mois. DerriĂšre ces chiffres, il y a des silences, des attentes déçues, des peurs de ne pas ĂȘtre « normal ». Et trop souvent, l’idĂ©e que l’autre vit une sexualitĂ© Ă©panouie alors que soi-mĂȘme, on doute.

La charge sexuelle : ce poids qu’on ne voit pas

Il y a la charge mentale, bien connue. Mais il y a aussi la charge sexuelle : cette pression invisible qui pousse souvent les femmes Ă  organiser, anticiper, rĂ©parer ou entretenir la sexualitĂ© du couple. Choisir la contraception, relancer le dĂ©sir, s’inquiĂ©ter de la baisse de libido de l’autre


Ce dĂ©sĂ©quilibre, profondĂ©ment ancrĂ©, reflĂšte une vision inĂ©galitaire de la sexualitĂ©. Les femmes deviennent souvent objets du dĂ©sir, rarement sujettes de leur propre plaisir. Et beaucoup arrivent en consultation avec cette question : « Est-ce que j’ai un problĂšme ? » Parce qu’elles n’ont plus envie, ou parce qu’elles en ont trop. Dans les deux cas, c’est toujours elles qu’on pense « dĂ©faillantes ».

Sortir du script : comment retrouver une sexualité vivante

Il n’y a pas de modĂšle unique, pas de nombre de rapports idĂ©al, pas de recette miracle. Ce qui compte, c’est le plaisir sincĂšre, consenti, partagĂ©. Et cela commence souvent par une question simple : *Qu’est-ce qui me fait du bien ?*

Il est temps d’abandonner le compteur de performances. Il vaut mieux un rapport de qualitĂ© par pleine lune que trois rapports hebdomadaires vĂ©cus comme une corvĂ©e.

La clĂ© est lĂ  : remettre le dĂ©sir au centre. Parler avant, pendant, aprĂšs. Oser exprimer ce qu’on aime, ce qu’on n’aime pas. Ouvrir le champ des possibles : sensualitĂ© sans pĂ©nĂ©tration, caresses, jeux, tendresse, ou mĂȘme
 silence partagĂ©.

Les piliers du couple ne se résument pas au sexe

La sexualitĂ© est importante, oui. Mais ce n’est pas le socle du couple. Cinq piliers soutiennent une relation durable : Partage, Admiration, Communication, Confiance, SexualitĂ©. Ce dernier peut fluctuer, Ă©voluer, s’endormir
 Ă  condition que les autres soient solides. À deux, on peut raviver une flamme endormie, Ă  condition de ne pas en faire une obligation.

Et surtout, on peut parler de tout cela. Pas seulement aprĂšs l’amour, en plein dĂ©sarroi ou sous le choc d’une frustration. Mais Ă  froid, Ă  distance. Comme on ferait un point sur ses vacances ou ses finances, voir mĂȘme de se fixer un « sextime », un rendez-vous pour parler de dĂ©sir, en toute simplicitĂ©.

Conclusion : oser réinventer notre sexualité

La malbaise n’est pas une fatalitĂ©. Elle est un signal. Une invitation Ă  revisiter ce qu’on croit savoir, Ă  Ă©couter ses sensations, Ă  se libĂ©rer de ce qui ne nous ressemble pas.

Et si, en 2025, la vraie rĂ©volution sexuelle, c’était simplement
 de se demander ce qu’on aime vraiment ?

FAQ : ce que vous vous demandez peut-ĂȘtre

  • Faut-il absolument une vie sexuelle pour que le couple fonctionne ? Non. Un couple peut exister sans sexualitĂ©, Ă  condition que les autres piliers (partage, communication, confiance, admiration) soient solides.
  • Est-ce anormal de ne pas avoir envie de faire l’amour ? Non, et surtout pas en permanence. Le dĂ©sir fluctue, et ce n’est jamais une pathologie en soi.
  • Comment parler de sexualitĂ© dans le couple ? Pas juste aprĂšs un rapport. Le mieux est de trouver un moment neutre, calme, propice Ă  la parole, sans tension ni jugement.
  • La pornographie influence-t-elle vraiment notre sexualitĂ© ? Oui, souvent inconsciemment. Elle installe des normes de performance ou des scĂ©narios rĂ©pĂ©titifs qui ne correspondent pas forcĂ©ment Ă  nos dĂ©sirs rĂ©els.

L'équipe Sexe Panel

on juin 6, 2025

Livraison offerte

dùs 69 € d'achat

Paiement sécurisée

carte bancaire & PayPal  

Colis discret

sans la mention Sexe Panel

Service client

nous sommes à votre écoute

Product added to wishlist